webleads-tracker

Qu’est-ce que une migration informatique ?

La migration informatique consiste à partir d’un existant, à définir et mettre en œuvre un nouvel environnement, qu’il s’agisse d’infrastructure, de logiciels, de données, d’applicatifs, de services, de systèmes…

Les contextes de la migration informatique

La migration informatique couvre différentes notions :

  • Le transfert/changement de support hébergeant des données pour gérer par exemple l’obsolescence d’un matériel, sa capacité de stockage limitée, ses performances, fonctionnalités associées… (ex : dérouleur de bande magnétique),
  • La standardisation des formats pour garantir plus facilement l’interopérabilité et la manipulation des données (ex : base de données sous forme de fichiers plats),
  • L’évolution des interfaces utilisateurs pour moderniser les applications et simplifier leur travail (ex : clients web / applications mobiles),
  • L’enrichissement de données pour supprimer un risque (ex : gestion du siècle dans les formats de date), pour apporter une valeur supplémentaire (ex : besoin nécessitant une évolution), se conformer à un cadre réglementaire (ex : SEPA),
  • La modification d’un processus, pour moderniser et simplifier un usage (ex : utilisation d’une application mobile pour gérer ses notes de frais),
  • Le changement de version du logiciel pour rester dans un cadre de maintenance (ex : support standard), pour bénéficier de nouvelles fonctionnalités ou une meilleure adéquation à l’usage (ex : optimisation des performances),
  • Le changement de logiciels, pour sécuriser l’exploitation du SI (ex : faillite d’un fournisseur), pour réduire le coût de possession (ex : coût de maintenance élevé), pour gagner en efficience (ex : outils plus simples et plus rapides dans la mise en œuvre),
  • Le changement de type de serveur, son système d’exploitation, ses composants physiques et logiciels, pour réduire les coûts d’exploitation (ex : mainframe), pérenniser l’investissement / gérer l’obsolescence (ex : disparition d’un constructeur), améliorer les performances,
  • Le remplacement des postes de travail, pour palier leur obsolescence technique et fournir aux utilisateurs de meilleures conditions de travail,
  • La gestion de l’infrastructure, pour des raisons de sécurité, capacité, service, coût (changement d’hébergeur, d’opérateur cloud/mobile).

 

Dans le domaine du logiciel par exemple, d’autres raisons peuvent pousser l’entreprise à envisager une migration informatique, telles que par exemple :

1. Raisons liées à l’éditeur :

  • Le manque d’écoute et de proximité,
  • La pérennité de l’entreprise,
  • La capacité d’accompagnement,
  • Le catalogue de services,
  • La tarification,
  • Les conditions de vente,
  • La vision/stratégie,
  • La qualité du support,
  • L’absence de partenariats technologiques,

2. Raisons liées à la solution :

  • Le coût de la maintenance,
  • La fiabilité,
  • La qualité et le confort d’utilisation,
  • La roadmap des évolutions,
  • L’exploitation des données,
  • L’adéquation avec de nouveaux besoins,
  • Le manque d’intégration avec d’autres outils,
  • Ses contraintes d’utilisation sur un système d’exploitation,
  • Son exploitation, on premise ou cloud,

3. Raisons liées au contexte :

  • La mutualisation d’une solution dans le cadre d’un regroupement de sociétés, rachat / fusion,
  • Des décisions corporate,
  • La protection / anonymisation des données,
  • Une politique RSE.
Image
Image

Comment les entreprises mettent en œuvre une migration informatique

La mise en œuvre d’une migration informatique est un processus qui nécessite une maîtrise de l’environnement source, une vision de l’environnement cible. Elle est gérée dans le cadre d’un projet et implique :

  • D’auditer l’existant,
  • De fixer les contraintes,
  • De lister les besoins couverts et non couverts, d’associer à ces besoins la priorité adéquate, en fonction des charges actuelles, de la récurrence, des gains potentiels,
  • De définir les équipes internes et ou externes concernées, et les rôles et devoirs de chacun dans le projet,
  • D’élaborer un cahier des charges, avec lotissement des tâches,
  • D’établir un planning, avec ses étapes : installation, formation, …
  • De solliciter des fournisseurs, internes et/ou externes pour obtenir des propositions,
  • De faire un choix, qu’il soit matériel, logiciel ou autre,
  • De mettre en place la ou les solutions choisies,
  • De mesurer les résultats et le retour sur investissement, avec des indicateurs de suivi.

Pour cela, il est nécessaire d’assurer une veille technologique permanente, d’impliquer les collaborateurs et de communiquer pour préparer au mieux le changement afin d’obtenir les plus-values attendues sur les nouveaux services délivrés.

Les freins à la migration informatique

Bien que la migration soit nécessaire, différents freins doivent être appréhendés :

  • Humains : l’inconnu, la perte de savoir, le changement des habitudes, le manque de ressources, la difficulté à transférer la compétence,
  • Techniques : la complexité, le manque de connaissance, la sécurité,
  • Financiers : le coût, le risque.

Dans la mesure où migrer est un changement, la réussite du projet réside dans l’anticipation, la communication avec des ambassadeurs du changement, son évaluation, l’implication de tous les acteurs, la pertinence du choix. Pour tous les projets informatiques de migration, un plan doit être établi.

Migrer est un sujet sensible, il est essentiel de bien préparer le projet quel qu’il soit pour assurer son déroulement dans les meilleures conditions possibles.

En savoir plus sur l’avis d’Expert Absyss Migration