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Qu’est-ce que l’ordonnancement
des tâches informatiques ?

Pour réduire les coûts et garantir les délais de production, les entreprises utilisent un ordonnanceur. Appelé parfois automate ou Job Scheduler, cet outil automatise les tâches répétitives et chronophages, planifie les traitements, organise les enchainements, synchronise les jobs, ajuste les exécutions.

De manière générale, l’ordonnancement des tâches informatiques consiste à planifier et à synchroniser les travaux batch, quelle que soit leur nature (web service, transfert, sauvegarde, travaux d’exploitation, applications, scripts, programmes…) et quels que soient les systèmes d’exploitation (Windows, Linux, AIX, HPUX, Solaris, Z/OS, OS400, MVS, VMS, GCOS7, GCOS8…).

L’ordonnancement des tâches réduit les risques et les coûts ; les équipes se concentrent alors sur d’autres priorités à plus forte valeur ajoutée, contribuant ainsi à une meilleure gestion du système d’information.

Quelles différences entre Ordonnancement des tâches informatiques et Orchestration?

L’orchestration va au-delà de l’ordonnancement puisqu’elle gère des processus, des systèmes informatiques complexes, middleware et services. La différence entre ordonnancement et orchestration réside dans le type de tâche effectuée ; l’ordonnanceur / job scheduler est plutôt axé sur les jobs d’exploitation et jobs d’applications, l’orchestrateur est plutôt axé sur des problématiques techniques telles que le provisionnement de machines, l’arrêt/démarrage de services ou processus, la mise à jour logicielle ou système.

Depuis quelques années, l’ordonnanceur / job scheduler s’est doté de fonctionnalités d’orchestration ; ainsi, toute tâche ou processus, quel que soit son type, s’inscrit dans une démarche d’automatisation, pilotée en mode centralisé par un outil fédérateur.

Principes de fonctionnement de l’Ordonnancement des tâches informatiques

En premier lieu, l’exécution d’une tâche requiert une planification. Des règles évoluées avec gestion de jours fériés et ouvrés, reports automatiques, basées sur des calendriers internationaux, des cycles d’exécution, garantissent une automatisation optimale.

Ensuite, il convient de définir des contraintes de démarrage, avec des heures minimum et maximum, et des conditions internes telles que la synchronisation avec plusieurs autres traitements, ou externes, telles que la disponibilité de fichiers ou données dans une base.

Lorsque l’ensemble des contraintes sont levées, l’ordonnanceur / job scheduler exécute le traitement conformément à sa description ; un transfert avec ses paramètres,  une purge dans une base de données, un provisionnement sur le Cloud, un démarrage de processus, un programme applicatif … La fin du traitement est analysée car elle-même est une condition au démarrage des traitements suivants.

Mais la force d’un outil ne se réduit pas à la seule gestion des règles de planification et de synchronisation. En cas d’anomalie sur une tâche, le logiciel doit fournir un ensemble de mécanismes pour réagir au mieux face au contexte : ré-essai automatique, chemin dégradé, alarmes, communication avec l’outillage de supervision, annulation de travaux ou au contraire blocage de l’enchainement...

L’outil doit également doit favoriser une action rapide en cas de gestion manuelle : compréhension immédiate des graphe, structuration des enchainements pour une reprise au traitement ou au groupe, consigne d’exploitation …

Organisation et ressources

Le préalable à la mise en œuvre d’un ordonnanceur / job scheduler est de définir :

  • Ses objectifs : quel ROI, quelle qualité, quelle réduction des impacts des anomalies, quel délai …
  • Son périmètre : quels types de jobs, quelle quantité de jobs, quelles machines concernées…
  • Ses exigences en terme de sécurité de fonctionnement, authentification, haute disponibilité …

Il convient ensuite de définir l’organisation à mettre en place :

  • Quelle démarche : tout projet démarre avec une bonne connaissance de l’existant. L’audit des différentes actions manuelles effectuées, ou automatiques en mode dégradé (crontab, tâches planifiées) doit permettre de cibler les priorités.
  • Quelles équipes avec quel accompagnement : lorsque l’ordonnancement ne fait pas partie de l’expertise des ressources internes, s’appuyer sur l’éditeur de la solution et/ou un intégrateur conseil favorise le succès du projet.
  • Quelles normes d’utilisation : pour garantir un usage industriel, le plan de nommage et la charte graphique doivent être définis afin de fournir la meilleure compréhension aux différents acteurs.
  • Quel processus de mise en production : la gestion des changements doit être maitrisée, et garantir la meilleure qualité. Disposer d’un environnement de test fait partie des bonnes pratiques, le logiciel proposant le lotissement de travaux, le transport et l’intégration en environnement de production avec gestion des transformations liées au contexte.
  • Quelles procédures d’exploitabilité (sauvegarde, purge, PCA, PRA) : le maintien en condition opérationnelle doit être appréhendée pour garantir la meilleure exploitation de la solution.

Bénéfices et avantages d’un Ordonnanceur de tâches informatiques

La mise en place d’un ordonnanceur / job scheduler apporte à l’entreprise de nombreux bénéfices :

  • Une amélioration de la production : vous maitrisez le référentiel des tâches ordonnancées, les flux de production, les procédures de reprise. La standardisation apporte une meilleure qualité des résultats, et un gain de temps. Vous bénéficiez avec l’ordonnanceur / job scheduler d’une capacité immédiate de montée en charge pour prendre en compte de nouveaux besoins ou périmètres.
  • Une réduction des risques : les erreurs liées aux opérations manuelles, les oublis, les pertes de temps liées aux contrôles, la capacité et la disponibilité des équipes sont les facteurs principaux induisant un risque sur la production. L’ordonnanceur / job scheduler y remédie efficacement et contribue à une meilleure performance des équipes allouées alors à des opérations à plus forte valeur ajoutée.  En complément, l’organisation des tâches et processus informatiques au sein de la DSI est facilitée.
  • Une réduction des coûts : Un outil d’automatisation engendre inévitablement une baisse des coûts opérationnels au sein des entreprises. L’automatisation de la charge de travail contribue à la rentabilité d’un service informatique avec pour incidence directe une amélioration de l’efficacité globale de l’entreprise et de son système d’information.

Plus globalement, fiabiliser et améliorer la qualité tout en réduisant les coûts répond aux objectifs de la DSI. L’amélioration de la performance répond aux enjeux métier et a un impact direct sur le business de l’entreprise dans son ensemble.

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